ECOLE DE DANSE ANDREA DANCE SCHOOL


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LA BELLE ET LA BETE ARTICLE

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ARTICLE PARU SUR LE SITE " LES NOUVELLES " http://www.lesnouvelles.pf/le-temps-de-vivre/2488-la-belle-et-la-bete.html


L’école de danse d’Andréa Fourrageat achève actuellement les dernières répétitions d’un spectacle romantique inspiré du célèbre conte La Belle et la Bête revisité et destiné à enthousiasmer les amateurs de comédies musicales.
Andréa Dance School a transformé le célèbre conte en comédie musicale.




Andréa Fourrageat, vous qui dirigez l’école, à quoi avez-vous participé dans cette nouvelle aventure ?

“J’ai surtout fait la mise en scène, car c’était la première fois que le film de Jean Cocteau réalisé en 1946 avec Jean Marais et Josette Day subissait un découpage adapté aux exigences de la scène. Mon souhait était de monter une comédie musicale qui ne dépasse pas 1 h 45, de façon à tenir les spectateurs en haleine, sans temps mort. Et je crois y être parvenue.”

Vous parlez de “style” comédie musicale, qu’est-ce que vous voulez dire ?

“Mes élèves dansent, ils dansent même très bien, mais ce ne sont pas des chanteurs ! Donc ils ont dû s’entraîner très sérieusement à la technique du play-back qui n’est pas aussi simple qu’on pourrait le penser lorsqu’on regarde la télévision. Tout est dans la synchronisation non seulement dans le mouvement des lèvres avec la chanson, mais aussi celui du cou et de la gorge, sans oublier la respiration. L’apprentissage prend du temps car, en même temps qu’ils chantent, ils évoluent sur scène souvent en dansant.”

Quel type de chorégraphies avez-vous privilégié ? La danse classique, le modern’jazz ?

“Et même le hip hop ! C’est notre professeur Jean-Luc Dumeur qui a pris en charge cette partie du spectacle, tandis que Sylvie Lassallette a assuré les séquences de modern’jazz et que Michael Foppolo, la Bête transformée en Prince charmant, a chorégraphié les ballets classiques. Moi, j’ai coordonné des solos et les duos.”

Comment avez-vous choisi les thèmes musicaux ?

“J’ai pris beaucoup de musiques et de chansons du film. Ensuite les trois chorégraphes ont choisi des morceaux instrumentaux qui pouvaient parfaitementmettre en valeur la danse de leurs élèves en s’intégrant dans l’histoire. J’ai intégré aussi des passages parlés extraits du conte raconté en 2008 par Guy Montagné pour assurer la liaison entre les tableaux. Il était vraiment important pour moi d’éviter toute rupture de rythme. Nous avons réussi à créer des enchaînements sans baisser de rideau.”


Chanter en play-back n’est pas aussi simple qu’on le croit



Vous n’en êtes pas à votre premier grand spectacle…

“En France, je participais en tant que professeur de danse classique à ce qu’on appelait, il y a plus de 30 ans, les landys. Chaque enseignant dans son département était chargé de préparer ses élèves à une partie du spectacle qui était en finale donné chaque année dans un énorme stade comme une apothéose commune à toutes les écoles de France. Cette formation m’a appris à monter des spectacles de grande envergure en Nouvelle-Calédonie de 1980 à 1984, puis à Tahiti. L’année dernière, notre ‘Comte de Monte-Cristo’ a obtenu un très beau succès, ce qui nous a procuré l’enthousiasme nécessaire à l’organisation de la Belle et la Bête.”

Comment avez-vous distribué les rôles ?

“La Belle est jouée chantée et dansée par Adeline Verel qui danse avec nous depuis l’âge de cinq ans et qui va connaître à cette occasion la ‘gloire’ d’un grand rôle et ses adieux à la scène polynésienne… En effet, elle partira cet été à 18 ans pour entrer en école préparatoire de physiquechimie. Ce rôle lui était naturellement destiné. Quant à la Bête, c’est Michael Foppolo qui assume ce rôle avec brio, en plus de sa mission de chorégraphe. Il enseigne à l’école depuis un an et demi et a une bonne expérience des ‘grosses machines’ sur scène puisqu’il a participé à la comédie musicale le Roi Soleil à Paris. Quant au père de la Belle, Martin Perron, il est épatant dans son rôle qu’il a nourri lui aussi de ses expériences théâtrales métropolitaines. Et pour la première fois, mes très petits élèves de quatre ou cinq ans sont totalement intégrés dans la mise en scène. Et je trouve leur prestation très réussie !”

La Maison de la culture a coproduit le spectacle, c’est un signe de succès…

“Oui, certainement même si cela ne nous empêche pas d’avoir le trac. Cela nous a permis de réaliser cette mise en scène de grande ampleur que nous souhaitons offrir aux spectateurs. Rendez-vous dès après-demain !”

MZS




ILS L’ONT FAIT

Andréa Fourrageat a créé son école à Papeete en 1984

Sylvie Lassallette été la première à enseigner le hip hop à Tahiti.

Adeline Verel a commencé la danse classique à 5 ans puis a choisi le modern’jazz

Michael Foppolo, la Bête, a participé à la comédie musicale Le Roi Soleil

Martin Perron, le père de la Belle, est un transformiste habitué aux scènes métropolitaines






LA BELLE ET LA BÊTE

L’école Andréa Dance School donnera au grand théâtre un spectacle qui sera un heureux mariage entre le chant et la danse, classique, modern’jazz, contemporaine et hip-hop. Une centaine de danseurs et danseuses évolueront sur scène autour d’Adeline Verel, Michael Foppolo et de Martin Perrin. La plupart des chansons seront interprétées en playback, ce qui n’enlèvera certainement rien à la magie du spectacle, bien au contraire. Les danseurs peuvent ainsi se consacrer totalement à leur prestation sur scène. Pour la première fois, les tout petits élèves feront plus que de la figuration puisqu’ils sont intégrés dans diverses chorégraphies.

Vendredi 15 mai et samedi 16 mai à 20 heures au grand théâtre de la Maison de la culture. Billets en vente au tarif unique de 2 500 Fcfp chez Carrefour Arue et Punaauia et les soirs de spectacle à la Maison de la culture. Renseignements au 544.544 ou au 42.28.66 et 71.18.75



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